L'Explication Prémisse
L’article dit simplement que si une personne a été forcée — physiquement ou moralement — à conclure un acte ou un contrat, ce manque de consentement peut entraîner l’annulation de l’acte. La contrainte peut venir d’une des parties au contrat ou d’un tiers (quelqu’un qui n’est pas partie). Autrement dit, le droit protège le consentement : si on a signé sous la peur ou la contrainte, on peut demander à faire annuler l’accord.
Vous signez un bail de location parce que le frère du propriétaire vous menace d’agression si vous refusez. Même si le propriétaire n’a pas directement menacé, la pression exercée par son frère (tiers) a vicié votre consentement : vous pouvez demander l’annulation du bail pour violence.
- La violence vise toute contrainte qui a privé une personne de son libre consentement (physique ou morale).
- La violence peut être exercée par l’une des parties au contrat ou par un tiers; les deux cas entraînent la nullité possible de l’acte.
- La nullité protège la victime : elle peut demander que l’acte soit annulé (restitution des prestations si l’acte est annulé).
- Il appartient en général à la victime de prouver qu’elle a été soumise à une violence suffisante pour vicer son consentement (élément objectif et ressenti de la victime).
- La gravité de la menace est appréciée au regard de ses effets sur la liberté de choisir de la victime (la menace doit être sérieuse et déterminante).
- Des dommages-intérêts peuvent être demandés si la violence a causé un préjudice, en complément de l’annulation de l’acte.