L'Explication Prémisse
Cet article dit simplement que si un mur est mitoyen (appartenant aux deux voisins), aucun des deux ne peut y percer une fenêtre ou toute autre ouverture sans l'accord de l'autre. Cela vaut même pour une fenêtre fixe (verre dormant) qui ne s'ouvre pas : toute percée dans le mur partagé nécessite le consentement du copropriétaire.
Vous habitez un appartement et le mur séparant votre salon de l'appartement voisin est mitoyen. Vous ne pouvez pas y installer une fenêtre (même en verre fixe) pour laisser entrer plus de lumière sans obtenir d'abord l'accord de votre voisin ; si vous la percez malgré tout, il pourra demander qu'elle soit condamnée et obtenir réparation.
- Le mur mitoyen appartient aux deux voisins : on ne peut y pratiquer d'ouverture sans consentement.
- La prohibition couvre toutes les fenêtres et ouvertures, y compris les vitrages dits « verre dormant » (fixes).
- Le consentement peut être donné par écrit ou acte entre propriétaires ; à défaut, il faut une décision judiciaire pour autoriser la modification.
- En cas de violation, le voisin lésé peut demander la fermeture ou la suppression de l'ouverture et des dommages et intérêts.
- Cet article concerne uniquement les murs mitoyens ; si le mur appartient en propre à un seul propriétaire, d'autres règles s'appliquent.