L'Explication Prémisse
Le PACS prend fin automatiquement si l'un des partenaires meurt ou si l'un d'eux (ou les deux) se marie. Il peut aussi être rompu d'un commun accord ou unilatéralement par l'un des partenaires. Pour que la rupture soit effective entre les partenaires et opposable aux tiers, il faut que la dissolution soit enregistrée par l'officier d'état civil ou le notaire qui a procédé à l'enregistrement du PACS et que les formalités de publicité soient accomplies. À la rupture, les partenaires doivent eux-mêmes régler la répartition de leurs droits et dettes : s'ils n'arrivent pas à un accord, c'est le juge qui tranche. Les créances réciproques entre partenaires sont évaluées selon des règles particulières et peuvent être compensées par les avantages retirés de la vie commune (par exemple le fait de n'avoir pas participé à certaines dépenses).
Anna et Lucas sont pacsés. Lucas décide de partir et fait signifier sa décision de rompre le PACS à Anna (par huissier), puis envoie une copie à la mairie ou au notaire qui a enregistré leur PACS. Une fois la dissolution enregistrée, ils se retrouvent pour partager leurs comptes communs : Anna réclame le remboursement de sommes qu'elle a avancées pour les factures du foyer. Ils ne s'accordent pas, donc Anna saisit le juge qui décidera comment répartir les dettes et éventuelles compensations en tenant compte de ce que chacun a apporté et des avantages retirés de la vie commune.
- Causes automatiques de dissolution : décès de l'un des partenaires, mariage de l'un ou des deux.
- Dissolution volontaire : déclaration conjointe ou décision unilatérale d'un partenaire (cette dernière doit être signifiée à l'autre).
- Formalités : l'officier d'état civil ou le notaire enregistre la dissolution après avoir été informé et accomplit les formalités de publicité ; à l'étranger, ce rôle revient aux agents diplomatiques ou consulaires.
- Effets temporels : la dissolution pour décès ou mariage prend effet à la date de l'événement ; pour les autres cas, elle prend effet entre les partenaires à la date de son enregistrement et devient opposable aux tiers après les formalités de publicité.
- Liquidation des conséquences patrimoniales : les partenaires procèdent eux-mêmes au partage des droits et obligations ; en cas de désaccord, le juge tranche.
- Évaluation des créances entre partenaires : sauf convention contraire, elles sont évaluées selon les règles de l'article 1469 et peuvent être compensées par les avantages tirés de la vie commune (par ex. le fait de ne pas avoir contribué à certaines dépenses).